L'économie bordelaise tourne en grande partie autour du vin : châteaux, courtiers et maisons de négoce forment la place de Bordeaux, avec ses ventes en primeur au printemps et une distribution largement tournée vers l'export. Ce modèle produit énormément d'échanges administratifs : offres envoyées à des centaines d'importateurs, confirmations d'allocation, documents d'expédition, suivi des paiements en plusieurs devises. Une grande partie de ce travail se fait encore par e-mail et par tableur.
À côté du vignoble, la ville attire un tourisme important, porté par son centre historique classé à l'UNESCO, la Cité du Vin et l'oenotourisme dans le Médoc, à Saint-Émilion ou dans l'Entre-deux-Mers. Bordeaux est aussi le berceau de Cdiscount et compte de nombreux e-commerçants, agences web et sociétés de services installés entre les Chartrons, Darwin et le quartier Euratlantique. Pour ces entreprises, l'enjeu opérationnel est souvent le même : des pics d'activité saisonniers (primeurs, vendanges, été touristique, fêtes de fin d'année) absorbés par des équipes réduites, et des outils qui ne se parlent pas.