L'économie dijonnaise est façonnée par le goût. L'agroalimentaire y est historique, de la moutarde au cassis en passant par le pain d'épices, et la ville a structuré autour de lui un pôle reconnu du goût, de la nutrition et de la santé, avec le pôle de compétitivité Vitagora. La Cité internationale de la gastronomie et du vin, installée à Dijon, illustre ce positionnement. Au sud, la Côte de Nuits et les Climats du vignoble de Bourgogne, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, font vivre domaines, négociants, courtiers et prestataires logistiques tournés vers l'export.
Ces entreprises partagent des contraintes opérationnelles fortes : traçabilité des lots et des allergènes, documents d'accompagnement pour les vins, allocations de cuvées rares entre importateurs, commandes de la grande distribution avec des formats imposés. La santé est l'autre pilier local, avec le CHU Dijon Bourgogne, le Centre Georges-François Leclerc, des laboratoires, cliniques et cabinets libéraux qui gèrent agendas, dossiers et facturation. S'y ajoutent les entreprises de services d'une capitale régionale : cabinets comptables, assurances, immobilier, formation. Pour toutes, le temps administratif pèse lourd face au cœur de métier.